L'histoire de Merrill

Mary Kirby - Traduction par Tearexx - - Personnages

Merrill, histoire courte

par Mary Kirby

Traduction par : Tearexx

Texte original : http://dragonage.bioware.com/da2/world/characters/merrill/

Illustration de : Virak - voir sa galerie


-Fais attention, da’len.

J’entends la voix de l’Archiviste trop tard (comme d’habitude) et je glisse sur un rocher, m’écorchant les genoux et les paumes de mes mains sur la roche pointue de la montagne. Mythal’enast ! Un jour, j’apprendrais à faire attention où je mets les pieds. Je me relève avec difficulté, les mains couvertes de sang, et regarde autour de moi.

Nous y sommes.

L’entrée de la grotte fait horriblement peur, même pour les Terres Brisées, qui on pourrait penser concourir pour une sorte de médaille de l’effroi. C’est la montagne la plus terrifiante de Thedas, peut être. La brume sort de l’obscurité en tourbillonnant comme si la grotte respirait, et les collines autour sont désertes. Une gueule géante, qui dévore toute vie à sa portée...

Mauvais état d’esprit, Merril. Sois positive ! Au moins il fait beau.

-Alors tu le sens aussi.
La voix de l’Archiviste me rappelle à la réalité. Elle me regarde comme si elle attendait quelque chose...Ce qui veut dire que j’ai oublié quelque chose. J'essaie de défroisser ma tunique mais réussis à la couvrir de sang. Magnifique. Et je ne sais toujours pas ce qu’elle attend--Oh ! Une réponse. C’est ça.

-Oui, Archiviste. La voix est beaucoup plus forte ici.
Le murmure tiraille mes pensées, et je peux le comprendre si je me concentre. Au camp, je pouvais seulement l’entendre dans mes rêves, et les mots étaient perdus lorsque je me réveillais. Il me restait comme seul souvenir un terrible sentiment de solitude. Même l’Archiviste s’est réveillée en pleurant la deuxième nuit.

Venez à moi.

J’ai un frisson. C’est définitivement la source.

-Suis moi, da’len. Et sois vigilante.
L’Archiviste disparaît dans la bouche affamée de la grotte. Je prends une grande respiration et entre.

Le noir est un choc après le versant ensoleillé de la montagne. Comme si on sautait dans de l’eau glacée par une journée chaude. Mes yeux s’habituent à l’obscurité, nous passons au travers d’un passage étroit qui nous conduit à une grande chambre et je vois...Des ruines.
La lumière brille à travers les fissures au plafond, brisé par l’écoulement du temps et les racines des arbres. Ce n’est pas une grotte alors ? C’est un temple ou une tombe ou...je ne sais pas ce que c’est.

Étrange.

-Ça n’a pas l’air d’être Elfique, n’est-ce pas, Archiviste ? Tevinter, peut être ?

Je regarde l’Archiviste, qui scrute une sorte de porte voûtée avec un regard désapprobateur que je ne connais que trop bien. Pauvre porte. Elle n’a rien fait.  

-Si cet endroit était là pendant la guerre, alors peu importe qui l’a construit. C’est dangereux,
l’Archiviste s’éloigne de la porte voûtée apparemment ne la prenant plus en compte,
Si cet endroit ne date pas de la guerre, alors il est inconnu, et probablement tout aussi dangereux.

Je suis sûre qu’il y a un problème quelque part dans son raisonnement, mais il semble que le milieu d’une grotte-tombe qui fait peur soit le mauvais endroit pour débattre. L’Archiviste descend un petit escalier qui mène au temple en bas. Je la suis, en donnant une petite tape rassurante à la porte voûtée en passant.

Venez à moi.

La voix vient de l’autre bout du temple, d’une statue laide qui représente une grosse...Chose accroupie qui a beaucoup trop de bras et de jambes. Eh bien, ça ne promets rien de bien du tout.

-Qui nous appelle ? demande l’Archiviste, se redressant. Elle ressemble à la façon dont j’imagine les efles Arlathan, majestueux et sages, et le ton dans sa voix dit :
Je me fiche de savoir si tu es un esprit, je vais te détruire si tu me donnes une raison.
Une fois elle a grondé un sylvan sauvage avec cette voix, et il a fini par avoir honte de lui. Enfin, en ayant aussi honte qu’un arbre peut en avoir l’air.

Aidez moi.

Oh, ce n’était vraiment pas du tout la bonne réponse.

L’Archiviste Marethari a l’air de grandir, devenant un imposant pilier de colère Dalatien.

-Donnez moi votre nom ! Ou gardez le silence.

Je suis Quelqu’un qui est Prisonnier. Aidez moi.

-Votre nom !
Je n’ai jamais vu l’Archiviste aussi énervée. Même lorsque Tamlen a disparu. Jamais deux sans trois. Quelle audace. La voix est telle un vent d’hiver, glaciale et rauque.
-Un démon. l’Archiviste crache le mot comme s’il avait un goût infect. Elle me fait un signe de la tête et dit ; il est lié à la statue. Il ne menacera pas le camp.
Elle se tourne pour partir, satisfaite.

Attendez ! J’ai été enfermé ici pendant un temps immémoriale. J’ai été témoin de la chute de votre royaume. Aides moi, Archiviste des Dalatiens, et je te donnerai le savoir de tout ce que j’ai vu. Pendant un instant. Je vois des visions du monde comme il l’était autrefois. Un Empire qui s’étendait sur tout Thedas, des cités somptueuses des Elvhen...Tout ça pourrait être à toi.

-Suis moi, da’len. l’Archiviste m’appelle. La vision s’affaiblit. Je fais demi-tour et la suis dehors dans la lumière.


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