Le Test de Tenkaï (Sans Spoil)

Tenkaï - - Dragon Age 3 : Inquisition

Attendu par de nombreux fans, redouté par les joueurs ayant été déçus du second opus, Dragon Age nous offre enfin la suite qui doit redonner à la franchise une nouvelle réputation. Bioware a voulu, tout au long du développement du jeu, rassurer sa communauté en exposant des aspects du jeu réclamés par la majorité d’entre nous ainsi qu’en nous promettant des éléments attrayants susceptible de plaire aux nombreux désirs qui ont pu être exposés sur la toile. Voici donc le test de ce jeu considéré, avant même sa sortie, comme le meilleur Dragon Age.

Dragon Age Keep

Avant de commencer l’aventure, Bioware met à notre disposition un site nous permettant de créer nos propres sauvegardes incluant des dizaines de choix fait dans les deux premiers opus.

 
https://dragonagekeep.com/


Le site a été fait de façon à comprendre très facilement son fonctionnement, il est très complet (même trop puisque certains choix sont totalement inutiles) et offre la possibilité aux joueurs de retranscrire parfaitement la sauvegarde qu’ils auraient voulu créer spécialement pour Dragon Age Inquisition.

Début de l’aventure, qui êtes-vous ?

 

Un jeu de tarot qui représente les races jouables s'affiche devant vos yeux. Vous pourrez choisir entre humain(e), elfe, nain(e) ou Tal-Vashoff (souvent résumé à Qunari). Vous devrez ensuite sélectionner votre classe parmi les trois choix : Guerrier (arme/bouclier ou arme à deux mains), Voleur (double dagues ou arc) ou bien Mage.

Le jeu débute sur une très courte cinématique montrant votre personnage allongé sur le sol qui se relève aussitôt… et c’est à partir de cet instant que vous allez pouvoir prendre en main votre visage (ou prendre votre visage dans vos mains si vous avez des soucis pour parfaire votre personnage… mais c’est une autre histoire).

L’outil qui vous est offert est très facile à prendre en main et, surtout, très riche quant à la structure du visage. Du front au menton, rien n’est laissé au hasard, vous pourrez vous amuser à créer avec exactitude le visage de votre futur(e) inquisiteur(trice).

Petit Bémol concernant les coiffures. Nous n’avons que 28 coiffures qu’on retrouve pour chaque sexe et chaque race (sauf pour les Qunari, mais le nombre de coiffures est également très limité). Les fans attendront donc avec impatience des mods pour augmenter les possibilités de personnalisation de ce côté là.

Interface


Au sujet de l’inventaire on peut dire qu’il est plutôt difficile à prendre en main (Je dirais plutôt que c'est un peu lourd). Bioware nous offre un inventaire comme celui de skyrim et risque donc d’être soumis à de vives critiques puisqu’il est plutôt rébarbatif de gérer son équipement. Le problème est tel qu’il me faut attendre d’avoir mon inventaire plein pour me pencher sur la distribution de nouveaux équipements à mes alliés ou à moi-même.

Le deuxième point que je souhaite évoquer par rapport à l’interface est celui de la roue des dialogues. Le principe reste le même que pour ses jeux précédents, chaque choix résumé par une phrase courte et un icône au centre pour montrer l’émotion sur laquelle elle est exprimée… ce choix est critiquée par une partie des joueurs de la saga… Bioware a donc tenté (et réussi, à mon humble avis) de contenter tout le monde en donnant la possibilité de désactiver l’affichage de l’émotion transmise. Au moment où j'écris ce test la fonction n'est pas disponible alors qu'elle le fut lors de la preview... il va donc falloir patienter un peu avant de pouvoir la tester.

La barre de compétence, quant à elle, se limite à 8 sorts qu’il vous faudra choisir parmi tous ceux que vous possédez. Vous aurez également accès à un raccourci vers la pause tactique, vos potions, votre monture ainsi que quatre raccourci vers les commandes de vos compagnons (Attaquer le monstre ciblé ; stop ; annuler ; retraite). Cette barre diminue d’opus en opus, DAO nous offrait un large panel de possibilité puisqu’elle faisait d’un bout à l’autre de l’écran ; DAII nous l’a diminué un peu mais elle était toujours assez grande… par contre ici on doit dire que ça limite beaucoup, on est obligé de faire des concessions sur certains sorts qu’on n’utilisera pas. Un point qui m’a un peu déçu, je dois l’avouer.

Pour le reste de l’interface en jeu vous aurez une vision directe vers la santé de vos compagnons, un radar pour vous aider à vous diriger et la minicarte (accessible via la touche ,) sur laquelle vous pourrez plus facilement vous orienter. Rien de bien nouveau, on retrouve les mêmes fonctionnalités dans la plupart des RPG.

Gameplay


Commençons par l’exploration : Dragon Age Inquisition se veut être un monde semi-ouvert, c’est-à-dire que vous aurez tout le loisir d’explorer différentes grandes cartes dont chaque d’entre elles ont leur propre faune et leur propre flore. Et ces éléments auront un rôle important puisqu’il vous faudra récolter toutes sortes de matériaux (plantes, métaux, peaux/cuir, etc…) pour l’artisanat, dont je vous parlerai un peu plus loin.
Bioware a voulu changer la donne par rapport à la recherche d’élément avec lesquels on peut interagir. Oubliez la touche TAB, ALT ou SHIFT, il vous faudra appuyer sur V afin de provoquer une onde à vos pieds révélant tous les objets alentours en les mettant en surbrillance.

De même pour le combat, les attaques de base se feront par l’intermédiaire de la touche R ou du clique gauche, qu’il faudra spamer. La prise en main est plutôt difficile, je trouve, puisque ce n’est pas intuitif… c’est peut-être dû au fait que je joue beaucoup aux mmo et que le coup de base se trouve sur la touche & ou qu’il se fait automatiquement. Néanmoins, une fois l’habitude prise, le gameplay en combat est agréable et plutôt réactif, les sorts et compétences s’enchaînent pour nous offrir des phrases d’affrontement très énergiques.

L’une des nouveautés de ce troisième opus est l’apparition de la table de commandement qui vous permettra d’accéder à la carte de Thédas, divisée en deux parties (Orlaïs et Férelden) sur laquelle vous aurez plusieurs actions disponibles. Passage obligé pour évoluer au sein de la quête principale, vous devrez amasser de la puissance (en remplissant des quêtes, fermant de brèches, implantant des camps, etc… ) pour pouvoir débloquer l’accès vers les cartes et environnements nécessaire à l’avancement de l’inquisition. La seconde action est totalement différente puisqu’il s’agit de missions que vos conseillers vont accomplir de leur manière, soit par la force avec Cullen, soit par la ruse et l’espionnage avec Leliana, soit par la diplomatie avec Joséphine… inutile de vous dire qu’il y a toujours une façon de faire qui est meilleure que les autres, à vous de choisir avec soin en lisant attentivement le résumé de la mission qui vous est présentée.

 

Je fais un crochet pour parler de l’artisanat. Il s’agit là d’un point plutôt bon du titre puisqu’il est à la fois complet et à la fois simple d’utilisation une fois qu’on en a compris le principe. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet mais je vais tenter de le décrire de façon concise. Chaque objet nécessite, au préalable, un schéma afin de pouvoir façonner ce qu’on désire. Les statistiques de chaque objets varient selon les matériaux utilisés et chaque matériaux nécessite d’avoir exploré les différentes cartes puisqu’ils ne sont pas tous aux mêmes endroits. Il y a différentes statistiques à regarder : le DPS ou l’armure (selon si c’est une arme ou une armure), les bonus que le matériau utilisé offre (il y a deux endroits pour ça, sous le DPS/Armure et en dessous de l’affichage de cet objet sur le héros sélectionné). Le seul bémol que je peux pointer du doigt est le fait que nous n’ayons pas de comparaison avec l’équipement que nous portons, cela nous oblige à regarder avant ou à fermer l’outil d’artisanat pour retourner dans l’inventaire.

Le dernier point que je souhaite évoquer ne fait pas réellement partie du gameplay mais c’est un point qui est tout à l’honneur de Bioware : l’IA de nos compagnons. La personnalisation de leur comportement en combat est très faible, quelques options pour l’utilisation des potions, un ou deux autres choix… mais pas plus. On se retrouve avec une IA qui doit réagir toute seule au niveau de l’utilisation de ses compétences… cependant elle le fait très bien, nos compagnons réagissent vraiment bien lors d’un combat, que se soit au niveau de la barrière de nos mages, ou de l’armure de nos guerriers, la provocation et la protection des mages/voleurs, en passant par toutes les autres compétences, ils réagissent parfaitement bien à la situation et on vit les combats sans aucune difficulté de gestion.

Scénario

 


Vous êtes l'unique personne à pouvoir refermer les brèches de l'immatériel et donc, plus précisément, le seul espoir de l'humanité. On pourrait croire que cette mécanique, utilisée de très (trop ?) nombreuses fois provoquerait une lassitude mais ici la magie opère et c'est au travers d'une aventure épique qu'on voit notre personne évoluer. Ajoutez-y une écriture des personnages excellente nous offrant de nombreux tempérament différents apportant des party banters très intéressants et souvent drôles, ainsi que de nombreux choix cruciaux provoquant une forte rejouabilité et vous obtiendrez le jeu que nous attendions tous depuis des mois et des mois.

Malheureusement il y a des points sur lesquels le jeu perd de son prestige... voici quelques points qui ont pu me décevoir :

- Dragon Age II nous a offert une trame scénaristique pour son petit frère, celle de la guerre qui oppose les mages et les templiers plongeant Thédas dans un chaos sans nom… Je m’attendais à ce que se soit une sorte de fil rouge dans ce nouvel opus mais il se trouve que nous réglons très rapidement le problème.

- Dragon Age Keep nous offre plus de 300 choix à valider pour notre future partie, ce qui est censé être un point positif… malheureusement nombre de ces choix semblent n’avoir que peu d’impact sur la suite et, le plus souvent, ne sont transformés qu’en quelques lignes de texte ou de dialogue. Heureusement que quelques choix dérogent à cette règle.

- Certains personnages importants des deux premiers opus ne sont pas présents malgré leur importance. Même si Bioware avait prévenu que notre Garde des Ombres manquerait à l’appel (sans mauvais jeu de mots) il fait un peu tâche de n’avoir de lui qu’une simple lettre après plus de 18h de recherche dans la table de commandement. De même, Sondal et Bodhan ne sont pas présents ; Alistair n’apparaît que 15 secondes lorsqu’il est roi, par exemple.

- Une fin qui arrive à faire perdre tout le côté épique de la quête que nous venons d’accomplir avec, en prime, un cliffhanger nous imposant d’attendre quelques années avant de nous en donner les conséquences… mais au moins ça laisse présager une suite, il va falloir être patient.

Le mode multijoueur

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N’ayant que peu joué au mode multijoueur, mon avis sera plus court. Nous incarnons une classe et non un personnage (aucune personnalisation possible) et notre but est d’avancer dans un donjon de cinq niveaux sur trois cartes différentes en tuant des monstres, récoltant de l’or et en suivant les quêtes de chaque niveau (pour augmenter les récompenses). Même si, exprimé ainsi, le mode n’a pas l’air terrible il est tout de même agréable à faire avec des amis afin de débloquer les différentes classes et de faire évoluer son personnage. Il peut également offrir un certain challenge puisque les ennemis sont parfois plus difficiles à battre qu’on pourrait le croire.

Conclusion

L’équipe de Bioware a réussi à nous offrir une aventure tout simplement superbe, que se soit grâce à un contenu riche et nouveau (Réévaluation à la hausse de la difficulté des combats contre les dragons ; La table de commandement et ses missions ; L’artisanat ; les Réquisitions ; le Gameplay ; etc…) ou par une réutilisation des éléments ayant eu du succès dans les précédents opus (Les romances améliorées ; des compagnons aux caractères totalement différents avec des party banters très intéressants à écouter ; La roue de dialogue modifiée pour cacher les émotions ; etc…) elle a su créer un jeu qui s’impose comme une référence du genre RPG mais aussi comme le meilleur des Dragon Age, celui qui met d’accord ceux qui ont préféré le premier opus et ceux qui préféré le second. Il ne reste plus qu’à attendre la correction des bugs les plus gênants et l’expérience du jeu sera proche de la perfection.

Les points positifs

+ Le scénario épique
+ Des dialogues bien écrits
+ Un contenu riche
+ L'IA
+ L'outil de personnalisation avancé
+ L'artisanat
+ La table de commandement
+ Un mode multijoueur

Les points négatifs

- La gestion de l'inventaire
- Beaucoup de bugs
- Impact des choix des opus précédents très légers
- Où sont Sondal et Bodhan ?
- Un mode multijoueur certes, mais répétitif
- Les coiffures
- Une barre de compétence très restreinte


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